Aux Hébrides

19 février 2018

Redevenir positive...

Mon souhait, aujourd'hui, serait de me rendre à nouveau positive et écrire comme parfois je l'ai fait avec ma poésie. Mais je n'ai plus assez d'énergie, les influences négatives du monde extérieur coulent à flots sur Internet et à la télévision et m'anéantissent. J'en perds courage et espoir. Nous sommes harcelés de toutes parts, menacés. Le coeur ne se voit plus à l'honneur nulle part, mais la guerre toujours, et la souffrance des gens, la misère, et la manipulation de nos esprits par les médias, les influences politiques et nous-mêmes. De lire, de voir et entendre tout cela, de souffrir dans son corps, de comprendre qu'on est considérée hors circuit de toute manière, n'encourage pas à se sentir bien pour créer de jolies choses qui peuvent faire plaisir et de se voir à nouveau soutenue. Mais je ferai le nécessaire pour que ma forme revienne, quitte à boucher yeux et oreilles pour ne plus voir ni entendre le monde grogner.

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L'empêchée

Il est vrai que je n'en fais pas assez pour les autres, bien que je parcoure leurs actualités et souvent y dépose un smiley en-dessous, comme la grande majorité fait. 
Il y a un monde d'amis important à lire, visiter, commenter, aimer ou pas. Le temps presse. Alors on saute ceux qui ne distraient pas, ou sont lourds, ou je ne sais quoi encore...
Devant les chanceux et bien fichus, populaires et aimés, qui reçoivent des tas de smileys différents et jamais ou rarement méchants, il est légitime de se demander pourquoi ce qu'on partage, publie, ses petits des cadeaux de l'âme, ne recueille quasiment jamais de "J'aime". Et quand cela arrive, ce n'est qu'un solitaire, quelquefois suivi d'un autre, jamais plus. Il y va de même des pages ou groupes où l'on ne publie que ses petites productions toujours maladroites, ou celles d'autrui d'un goût sans doute jugé bien kitch.
Il est donc légitime de se demander ce qu'on fait dans ce monde virtuel parfois, ce monde tout court...
Mon journal sur F. ne reçoit pas de "J'aime" ou si peu. La plupart de mes publications semblent n'être jamais lues. C'est un peu mieux sur celui de mon nom d'auteur, et encore...
Oui, cela me fait peur et honte de publier, et pourtant j'insiste et beaucoup. 
Est-ce que le silence de mon journal veut dire qu'on n'en apprécie rien, qu'il n'est pas visité ? Je suis criblée de doutes. 
Est-ce mon côté atypique qui fait fuir les gens, ma franchise ? Si je suis sincère, il est normal qu'on me fuie. Il faut les formes, et ce n'est pas ou plus mon cas. Je pense et m'exprime mieux au naturel.
J'ai viré les membres d'un groupe tenu secret où je déposais des liens et des idées, des bouts de texte et des poèmes pouvant m'inspirer à écrire un roman. Il y a les "vus" sous les publications d'un groupe, je n'en avais presque plus quand j'ai eu mon "coup de sang" qui me l'a fait naufrager. Depuis, j'ai créé une page avec mon compte. Tous les amis l'aiment d'office par F. ! Je ne le voulais pas, mais c'est le système ! Certains y vont mais je ne vois plus lesquels. Ils ne commentent pas ni aiment, à l'exception de deux "J'aime" la semaine dernière. 
J'ai du mal à aller voir les autres maintenant, à ne pas leur en vouloir leur abandon, ce silence qui me fait tout penser d'eux, le faux, si majoritaire sans doute, comme le vrai. 
Je sens le silence de certains maintenant comme une sanction. Et j'ignore si cela durera longtemps, toujours. 
Je souffre beaucoup du poids et du mystère de la virtualité. Pour quelqu'un comme moi, c'est effarant ! 
J'aimerais m'excuser de ne pas être conforme aux attentes des gens, de décevoir.
J'aimerais qu'on me pardonne d'être comme je suis, handicapée, solitaire. De ne pas assez jouer le rôle qui convient en société et sur un réseau social. D'être trop sincère. De trop chercher à tout comprendre et aimer, comme si j'avais en moi un véritable chercheur, poète ou artiste et que tant de choses de ma vie empêchent de vivre. Je suis une "empêchée" comme tant d'autres pourtant...
J'aimerais poursuivre mon bonhomme de chemin sans plus me préoccuper de l'opinion des autres sur ce que je produis et publie. Sans rien attendre que la  révélation de mon monde intérieur qui brise l'empêchée figée dans l'esprit de mes connaissances et mes proches. Si mon être se montrait un jour entier et libre, je pourrais avoir des réponses à l'amour que je porte en moi, car j'aurais perdu mes entraves ! 

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18 février 2018

Un luxe merveilleux !

Tirer parti de la solitude est un luxe merveilleux ! Mais mieux serait encore de ne pas regretter l'abandon des autres, et les aimer dans le souvenir qu'on en garde.
Pour le moment, je souffre. J'ai mal. J'ai honte de moi, de ne plus pouvoir penser ni m'exprimer selon les bons usages.
Voir les gens qui m'abandonnent, ou me lisent en se taisant, j'ai de grandes difficultés à le surmonter. Mais un jour, cela ne me fera plus rien. J'aurai dit suffisamment de choses pour me construire telle que je suis. 

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Les contacts

Depuis quelques temps, j'ai un profond malaise envers mes contacts de F. 
Des personnes très bien ont quitté mon groupe d'écriture, que je vais clore quand j'aurai fini d'en sauvegarder les liens. M'y sentant seule et abandonnée, ayant même viré les membres, pourquoi le conserver ?
Certains devaient l'ignorer. Un jour, j'ai eu le malheur d'expliquer comment ne plus suivre un groupe. Résultat, je n'ai plus vu sur mon groupe les personnes qui venaient à chaque fois que j'y publiais quelque chose, et puis sur mes autres groupes non plus. Je crois qu'elles ne me jettent plus un regard nulle part. Quant à ma nouvelle page liée à ce blog, je ne pense pas en bénéficier leur attention. Alors, pour ceux d'entre eux auxquels j'avais de l'affection et qui m'ont laissé tomber, je fais comme eux, je me tais. Cela m'est arrivé récemment à quelqu'un de vraiment très bien, respecté, reconnu et très aimé. Habituée à mettre un "J'aime" à toutes ses publications, parfois un commentaire élogieux comme le font tous, j'ai lu sans réagir. De toute manière, cela ne peut pas trop le toucher, populaire et adoré comme il est. Il n'a pas besoin de moi. Nous avons eu un intérêt commun dans le passé, maintenant je pense que c'est bien fini, son récent désintérêt pour moi le prouve. Je sens même que si je réussis vraiment quelque chose un jour, et le fais savoir sur F. par le biais d'un "événement", il n'ira pas voir. Il aime la réussite des gens, ceux qu'il trouve talentueux, et il m'avait fait croire en mon talent de créatrice. Mais il m'a sûrement jugée trop négative à travers les états d'âme que je balançais sur mon groupe d'écriture. Maintenant il me tourne le dos définitivement, j'en ai bien peur. Ne plus espérer un retour favorable de la part de quelqu'un qu'on apprécie, c'est déroutant. Mais on doit s'y habituer. Ce qu'il y a, et c'est triste à dire, c'est que pour me libérer de la peine que cela me fait, il faille aussi lui tourner le dos. 
J'ai beaucoup à faire pour résoudre les problèmes que F. me crée. Surtout lui donner de moins en moins d'importance. Et laisser courir ma parole où je la sens libre, même à jamais dénigrée par les autres.  

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10 février 2018

L'exilée aux Hébrides

Je me retrouve là,
Au salon qui sommeille,
Regardant par-delà  
La fenêtre. Oh, merveille !

Des chats courbent le dos.
Un feu de bois crépite.
Plus loin, plusieurs bateaux.
La mer pousse sa fuite.

Les mouettes s’égosillent
Aux rafales du vent.
Je crains bien qu’il torpille
La maison, soulevant

Sa toiture écossaise !
Mais non, tout va très bien.
Je serai fort à l’aise,
Auprès des Hébridiens. 

Qui étiez-vous, cher James ? 
Le comprendrai-je un jour ?
Je crois que je vous aime,
Mais que fut votre amour ?!

Cette insolite chance
De fonder mon bonheur,
En m’exilant de France
Pour fuir les disputeurs, 

Va redonner sa force
À mon cœur émotif.
Déjà, ma muse amorce
De paisibles motifs... 

La mer sort du rivage.
S'est épuisé le vent.
Et le sable sauvage
Brille en vous évoquant.

 

(Photo : Harris) 

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08 février 2018

Travail psychologique

J'essaie d'entreprendre un travail psychologique bien compliqué, faire abstraction de la considération apparemment négative des gens sur F. à mon égard.
Si j'y arrive, c'est que j'ai un talent de comédien caché. En tout cas, je m'acharnerai à tenir ce rôle.
J'ai déjà dit sur F. que je me sentais comme une vis qui tourne dans le vide, c'est toujours le cas. Et même davantage...

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La recherche de ma voix

Je me sens larguée par ceux qui feignent m'aimer.
Mais c'est peut-être faux.
Certains peuvent ressentir un indicible attachement pour moi qu'ils refoulent pour multiples raisons.
Ces amis que je n'ai jamais vus ni entendus, ou si peu.
Ces amis qui passent vite sans me voir, comme je le fais souvent avec eux, il faut bien le dire.
Ces amis qui ne comprennent pas que j'erre à la recherche de ma voix.

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Mini poème inspiré d'une chanson...

Je vis ma vie
Clopin-clopant
Suis les envies
D'mon cœur d'enfant.

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En marge pour écrire

Je sais que dans ce monde je n'ai pas de place. mais je me battrai pour y rester.

Je suis très en marge. Alors j'essaie le coup d'écrire, comme l'évoquait Jim Harrison.

Et si je reste toujours en marge, j'écrirai jusqu'à ma mort.

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Jim Harrison

"Un écrivain peut être un passager clandestin. Caché, et très en marge."
Jim Harrison

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07 février 2018

Une question de logique...

Je n'ai pas trop le temps d'approfondir, ce soir. Je voudrais juste dire qu'en ce moment je relis un livre que j'avais lu en espagnol, c'est L'art d'aimer du psychanalyste et philosophe Erich Fromm. Il y parle de logiques bien différentes, la logique aristotélicienne et la logique paradoxale. Depuis quelques temps, sans l'avoir relu, par réflexions personnelles dont je reparlerai sans doute, je penche pour la seconde, mais je me rends compte combien le monde reste ancré dans la première...

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Note sur les réseaux sociaux

Ce que je remarque des résaux sociaux, c'est que peu à peu on leur laisse le contrôle de ses choix, de sa vie.
Mais chez soi, tous écrans éteints, c'est la liberté totale ! Sauf si un jour Internet entre dans vos pièces, au moyen de puces électroniques et qu'on entre lire dans vos pensées. Mais ça je ne le verrai sûrement pas. Je ne serai plus de ce monde...
Heureusement qu'on peut encore écrire à la main et lire des livres en papier. Quand on le fait, personne ne peut vous espionner ni dans la tête !
J'en apprends tous les jours avec ces moyens, et je lutte pour ne plus perdre les rênes de ma vie. Je n'ai pas à dépendre des gens ni eux subir mes réactions. Je n'ai rien à en attendre, ni payer pour les lectures de mes publications sur une page que j'ai créée.
Si ma façon d'être et mes idées (que j'exprime un peu trop sur un compte F...) dérangent, que de moins en moins de gens viennent visiter mes groupes et mes pages, boudent le compte, je dois l'accepter moralement, et tout faire pour que cela me devienne égal. Car si je n'obéis pas aux principes de ce système, je gagne en autonomie de ma personne. Il y a d'autres types d'amis que des contacts virtuels pas ou peu connus dans la réalité, ou, s'ils sont proches, je vois bien rarement. Rien qu'écrire m'apporte de quoi aimer.
Aimer, je le fais tout le temps, mais l'être c'est une autre histoire. Les gens que je connais ne peuvent pas bien me comprendre, je le sais que trop. Il n'y a que mes écrits qui pourraient me révéler, et leur faire poser leurs regards sur moi, ou jamais si les différences sont trop grandes entre nous.  

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03 février 2018

Neil deGrasse Tyson : "Cosmos..."

"La Science empêche de nous berner nous-mêmes et de berner les autres."

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Albert Einstein : sur l'école...

" Nous passons 15 ans à l'école et pas une fois on ne nous apprend la confiance en soi, la passion et l'amour qui sont les fondements de la vie. "

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L'histoire en quelques mots...

Béline a plus de soixante ans et porte le lourd handicap d’une polio infantile. De ce fait, son existence n’a jamais pu se dérouler normalement. Pourtant un surprenant héritage lui fera changer le cours de sa vie. Pourquoi James, son ami écossais qui vient de décéder, lui a-t-il cédé toute sa fortune et cette maison qu'elle habite à Lewis, l’une des plus belles îles des Hébrides extérieures ?
Ils se connaissaient d'un site d’Internet où ils partageaient la même passion des lieux naturels et sauvages. Béline était tombée sous le charme de Lewis où James avait des biens. Sans arrière-pensée, elle lui dit un jour combien elle aimerait y vivre pour fuir l'agressivité de son pays. Il faut croire que ce n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd...
À Lewis, Béline remarque qu'elle se sent de plus en plus mieux. Elle n'est plus oppressée, son esprit respire, son asthme, malgré la rudesse du climat, l'affecte moins.
Contre les grandes baies vitrées de sa maison ronde en bardeaux de bois, d’où elle peut diviser la mer, Béline rédige, dans son fauteuil roulant et sur sa tablette en plexiglas, un journal, parfois des poèmes...
Léguer tant de biens à quelqu’un qui ne vous est pas proche, c’est du grand art d’aimer ! Mais comment rendre ce geste, maintenant qu'il est mort ? Créer c'est aussi aimer, et si la création est bonne, c'est l'être par elle. Le voulait-il, James, devinant ce qu'elle portait en elle ? L'aimait-il dégagée du contrôle des gens qui la fragilisait tant, même le sien ?
Puis Béline va un jour à Paris pour un bilan médical de routine où elle apprend qu'elle est atteinte d'un cancer débutant. Elle retourne dans son île…

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