Je me retrouve là,
Au salon qui sommeille,
Regardant par-delà  
La fenêtre. Oh, merveille !

Des chats courbent le dos.
Un feu de bois crépite.
Plus loin, plusieurs bateaux.
La mer pousse sa fuite.

Les mouettes s’égosillent
Aux rafales du vent.
Je crains bien qu’il torpille
La maison, soulevant

Sa toiture écossaise !
Mais non, tout va très bien.
Je serai fort à l’aise,
Auprès des Hébridiens. 

Qui étiez-vous, cher James ? 
Le comprendrai-je un jour ?
Je crois que je vous aime,
Mais que fut votre amour ?!

Cette insolite chance
De fonder mon bonheur,
En m’exilant de France
Pour fuir les disputeurs, 

Va redonner sa force
À mon cœur émotif.
Déjà, ma muse amorce
De paisibles motifs... 

La mer sort du rivage.
S'est épuisé le vent.
Et le sable sauvage
Brille en vous évoquant.

 

(Photo : Harris) 

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